/*-------------------------- Banniere --------------------------------*/
/*-------------------------- Menu --------------------------------*/
Toujours à la recherche de petits villages, nous partons sur les voies moins accessibles de la randonnée. Ali, devenu notre ami nous propose un trek vers une ville caïdale appelée Anergui. Nous décidons donc de partir pour une durée plus ou moins indéterminée sur une longue boucle, afin d’avancer notre projet. Il faut que nous soyons le moins chargé possible car il est évidement hors de question de se payer le luxe d’être accompagnés par des mulets. Donc pas de tente, peu d’affaires de rechange, un peu de nourriture pour les prochains jours, avec la promesse de mettre un peu notre estomac à l’épreuve (beaucoup de légumes et des sardines en boites) nous prenons aussi avec nous dix litres d’eau, essayant de trouver un compromis entre une quantité suffisante et un poids acceptable. Le premier jour, nous traversons cinq villages, que vous pouvez dès à présent découvrir sur l’onglet « des villages ». Nous parcourons donc une vingtaine de Km, en longeant une rivière (« Assif ») appelée Melloul. Tous ces villages sont accessibles en voiture, au moyen d’une piste qui les traverse jusqu’au cinquième. Ensuite la piste s’arrête et ne mène nulle part ailleurs. Plus nous avançons, plus les villages sont démunis. L’ambiance est différente, car nous sommes entrés dans la période du ramadan. Les personnes ne mangent pas et ne boivent pas du lever du soleil au coucher du soleil, y compris notre guide. Les invitations à prendre le thé ne sont donc pas aussi nombreuses que lors de nos premiers villages. Arrivés en fin de journée dans le cinquième village, Ali après avoir discuté un peu avec un monsieur du village, nous obtient une chambre pour la nuit... ce soir nous échappons à la possibilité de dormir à la belle étoile sous un ciel menaçant. Mieux encore, nous dormons chez un villageois, ce qui est tout de même une expérience forte et enrichissante. Nous ouvrons donc la porte en fer rouillée de la chambre prêtée pour la nuit, et découvrons quatre murs en terre nue, un toit en bois recouvert de terre et de plastique, et un sol poussiéreux couvert de tapis d’apparence bien plus confortables que l’idée de dormir sur les racines d’un arbre. Commence alors une attente: le coucher du soleil... Si nous avons abandonné l’idée d’essayer de faire le ramadan pendant la randonnée, nous préférons tout de même partager notre diner avec Ali. La nuit se passe merveilleusement bien, jusqu’au réveil, peut-être un peu tôt à notre goût, puisque nous reprenons notre route vers 8h après avoir payé notre hôte. Nous nous engageons alors dans les gorges de l’Assif Melloul. Couloir magnifique, limité par de hautes falaises de chaque côté, et parcouru par une petite rivière fraiche (très fraiche) et au sol caillouteux. Apres avoir un peu marché, nous arrivons vite au pied d’un petit village, situé dans les hauteurs des gorges. Voulant absolument quelques photos pour vous les montrer, nous entamons une ascension bien plus essoufflant qu’elle n’y paraissait d’en bas. Arrivés en haut, nous reprenons ce qui peu à peu s’impose comme un rituel à chacune de nos visites: prise de position GPS et interrogatoire d’un villageois grâce à l’aide précieuse d’Ali. Au cours de cette discussion, nous apprenons que malgré les nombreux passages touristiques dans cette partie des gorges, nous sommes les seuls à être montés jusqu’au village!!!
/*-------------------------- Pied de page 2 --------------------------------*/
Nous contacter